Grâce aux multithérapies, les personnes touchées par le sida peuvent et veulent de plus en plus travailler, mais les obstacles sont multiples.
Selon une étude de l'Agence nationale de recherches sur le sida (ANRS), moins de 50% des personnes séropositives avant 1994 avaient une activité professionnelle en 2003 et parmi celles diagnostiquées depuis 1996, 27,5% ont perdu leur emploi et ne travaillaient plus à la même date.
Pourtant, 61% des séropositifs sans emploi ont envie de travailler, que ce soit pour se réinsérer dans la vie sociale, ou en raison de revenus insuffisants.
Selon Sidaction, sur une estimation de 150.000 séropositifs en France, 50.000 à 70.000 ont un emploi ou souhaitent reprendre une activité professionnelle, malgré les traitements et les incertitudes sur leur espérance de vie. Mais elles sont confrontées à des difficultés qui vont des discriminations au travail à la rigidité de dispositifs législatifs mal adaptés à leur pathologie.
Le sida nécessiterait un accompagnement individualisé. Pour avancer dans cette direction, Sidaction propose de créer un "centre de ressources pour l'emploi des personnes séropositives ou handicapées", qui centraliserait leurs demandes et proposerait un accompagnement dans la recherche d'emploi.
Mis en ligne le 05/10/05
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