Le collectif d'une trentaine d'associations, parmi lesquelles la Ligue des droits de l'Homme et le Mrap, mais aussi un grand nombre d’associations gay ou anti-sida dont l'Inter-LGBT, qui avait qualifié de "faute" la non-admission de représentant gay au sein du comité, juge "déséquilibrée" la composition du comité consultatif de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) dirigée par Louis Schweitzer (notre photo).
Pour ces associations, "l'ensemble du mouvement LGBT" est "exclu" du comité. "Les organisations qui oeuvrent dans le champ des discriminations fondées sur l'orientation ou l'identité sexuelles ou des discriminations fondées sur l'état de santé sont écartées", ajoute le collectif.
" Au moins implicitement, il paraissait évident et pertinent que le maximum de champs serait représenté afin de confirmer l’universalité de l’action de la Haute Autorité ", observe le collectif. " Or que voit-on aujourd’hui ? Un comité consultatif volontairement déséquilibré qui exclut la représentation d’acteurs importants de la lutte contre les discriminations. Sur les dix-huit membres désignés par le collège, la parité est loin d’être respectée (deux tiers d’hommes), la diversité syndicale n’est pas assurée, les organisations qui œuvrent dans le champ des discriminations fondées sur l’orientation ou l’identité sexuelles ou des discriminations fondées sur l’état de santé (VIH/Sida, cancer…) sont écartées".
Pour le Collectif, les choix faits par le collège de la HALDE affichent une hiérarchie "inacceptable" entre les discriminations. En cause également, la disponibilité des membres du comité consultatif puisque ont été systématiquement désignés des dirigeants d’associations ou de syndicats qui n’auront que peu de temps à consacrer à cette tâche.
Le collectif dénonce une composition " caricaturale et discriminatoire " du comité consultatif qui, selon lui, "laisse mal augurer de la conception que la Haute autorité se fait de sa mission ".
Mis en ligne le 06/10/05
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