"Ca fait dix ans qu'on lui court après et tout le monde est ravi, les bénévoles comme les associations qui seront présentes", se félicite Luc Barruet, le président de Solidarité Sida, qui organise le festival.
Selon lui, la présence de Manu Chao devrait aider Solidays à battre son record d'affluence sur une journée dimanche, avec 50.000 à 55.000 spectateurs.
L'an passé, pour sa dixième édition, le festival avait réalisé la meilleure fréquentation de son histoire avec près de 160.000 spectateurs en trois jours.
"Il y a dix jours, on pensait qu'on battrait ce record, ce qui n'est plus le cas même si on reste sur de bonnes bases et qu'on n'en sera sans doute pas loin, à quelques milliers de billets près", estime Luc Barruet.
Solidays, d'habitude organisé début juillet, a avancé ses dates en raison d'un contexte de plus en plus concurrentiel et du nombre grandissant de festivals.
Cette édition propose 80 concerts en trois jours, avec une programmation éclectique et majoritairement axée sur la pop et le rock indépendants souvent pointus.
Ce changement de cap vers des artistes moins grands publics avait été initié l'an dernier après une édition 2007 décevante (110.000 spectateurs, -28% d'affluence) et a été validé par le record de fréquentation de 2008, qui a permis de récolter 1,4 million d'euros pour la lutte contre le sida.
"Solidays est un outil: on est là pour faire venir du monde aux meilleurs tarifs possibles, avec un bon niveau artistique, et pas pour jouer sur la corde sensible ou le misérabilisme", souligne Luc Barruet.
Parmi les artistes connus des fans de musique mais pas forcément du grand public, Solidays accueillera les Anglais de Metronomy, The Ting Tings et Hugh Coltman, les Québécois de Creature, l'Anglo-Italien Piers Faccini, la Roumaine Miss Platnum, l'Américaine Alela Diane, le Trinidadien Anthony Joseph, les Français Cocoon, Naive New Beaters, Sefyu ou Izia, la fille de Jacques Higelin.
Deux nuits électro seront animées par des DJ réputés comme les Allemands de Digitalism ou le Français Yuksek.
D'autres noms plus largement connus sont à l'affiche, ceux de l'Anglo-Nigérian Keziah Jones, de Bénabar, de l'Allemande Ayo ou des Maliens Amadou & Mariam.
Déjà très présentes à Solidays, les animations liées aux problématiques de santé sont encore renforcées: exposition photo "Renaître à la vie", sur les effets des traitements pour les malades, rencontres et débats, dont l'un mené dimanche par le journaliste Harry Roselmack.
Solidays, dont le premier partenaire est la région Ile-de-France (800.000 euros), propose un espace gratuit pour les enfants de 3 à 12 ans. La soirée de samedi sera retransmise en direct sur la chaîne de télévision France 4.
Mis en ligne le 25/06/2009
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