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Interviewés dans Têtu : Delanoë dénonce les campagnes homophobes, Panafieu se rendrait à la Gay Pride
Bertrand Delanoë regrette"les campagnes homophobes de certaines personnes, à droite, (l)'accusant parce qu'homosexuel, de favoriser (les) associations (LGBT)" dans la dernière édition de Têtu où sa challenger de l'UMP Françoise de Panafieu annonce vouloir se rendre à la Gay Pride en cas d'élection.
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Tirant un bilan positif de ses sept ans à la mairie auprès de la communauté gay et lesbienne - "il n'y a plus de discriminations dans la politique municipale" -, le maire sortant affirme toutefois mettre un point d'honneur à ne pas privilégier la communauté.
Disant regretter "les campagnes homophobes de certaines personnes, à droite, m'accusant parce que je suis moi-même homosexuel, de favoriser ces associations", il affirme que "celles-ci n'ont droit qu'à l'égalité et au respect, ce qui n'était pas le cas avant 2001", date de son élection.
Selon lui, "les conquêtes pour la liberté ne sont jamais achevées". Mais, poursuit-il, "à titre personnel, je n'ai pas un goût particulier pour les ghettos. Et comme je pense que les gays, surtout au XXIe siècle, peuvent porter une forme d'art de vivre qui bénéficie à toute la société, pourquoi faudrait-il raisonner en termes de concentration géographique?", dit-il.
Interrogé sur le Centre d'archives gay promis par le maire et qui a connu tant d'aléas, Bertrand Delanoë "regrette que les choses n'aient pas avancé plus vite", mais affirme que "le projet va aboutir".
Décriée pour ses critiques passées contre le PaCS et la participation de Bertrand Delanoë à la Gay Pride, Françoise de Panafieu fait, elle, visiblement marche arrière.
Elle reconnaît "avoir fait une erreur d'appréciation" dans ses critiques contre le PaCS. "Quelle que soit la manière dont vous vivez en couple et quelles que soient vos pratiques sexuelles, vous devez avoir le droit d'être totalement protégé, en cas de difficulté, de disparition de l'autre", affirme-t-elle.
Trés approximative dans certaines de ses réponses, la candidate de droite explique par exemple que les auditions des associations LGBT sur l'union civile "vont bientôt commencer", alors qu'aucune commission parlementaire sur le sujet n'existe. Elle cite une association sida (qui manquerait de moyens) qui n'existe pas ou prête des propos critiques à Jean-Luc Romero vis-à-vis de la gestion Delanoë que l'interéssé dément avoir jamais tenus.
Alors qu'elle avait critiqué en 2003 le maire de Paris pour sa participation à la Gay Pride, elle affirme désormais que "bien sûr" elle s'y rendrait "pour saluer les organisateurs devant les médias" - mais qu'elle ne défilerait pas - si elle était élue.
Mis en ligne le 21/02/2008
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