Policiers à cheval ou en position sur les toits et balcons, canons à eau, hélicoptères et dirigeable d'observation: l'imposante sécurité autour de la manifestation de la communauté homosexuelle avait été confiée à 2.000 hommes, soit autant que de participants.
Au cours de précédentes éditions, des incidents parfois violents avec la communauté juive orthodoxe s'étaient produits. En 2005, un juif orthodoxe avait poignardé trois participants à la Gay Pride - dont un avait été grièvement touché -, et avait été condamné à 12 ans de prison.
Afin de ne pas froisser certaines sensibilités, le défilé aavait été organisé loin des lieux saints des religions monothéistes, situés dans la Vieille ville.
Rassemblés sur le gazon du parc de l'Indépendance, les manifestants marchaient "pour l'amour et la tolérance à Jérusalem".
"Non au racisme et à la violence, oui à l'égalité des droits", ont scandé les manifestants qui brandissent bannières et calicots multicolores.
A deux kilomètres de là, dans le quartier juif ultra-orthodoxe de Méa Shéarim, des centaines d'"hommes en noir" se sont rassemblés, la tête recouverte de cendres, pour prier "contre l'abjection", en criant "honte", "ne sodomisez pas Jérusalem".
Mis en ligne le 27/06/08
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